Olaparib
Inhibiteur de PARP (inhibiteur de la poly(ADP-ribose) polymérase)
L’olaparib est un inhibiteur oral des enzymes poly(ADP-ribose) polymérases PARP-1, PARP-2 et PARP-3. En bloquant la réparation des cassures simple-brin de l’ADN et en piégeant PARP sur l’ADN, il produit des cassures double-brin que les cellules présentant un défaut de réparation par recombinaison homologue, comme celles porteuses de mutations de BRCA1 ou BRCA2, ne peuvent pas réparer correctement, et ces cellules meurent. Dans l’UE, il est autorisé, seul ou en association, dans le cancer de l’ovaire, des trompes de Fallope et péritonéal primitif (traitement d’entretien), le cancer du sein HER2 négatif avec mutation germinale de BRCA (adjuvant et avancé), l’adénocarcinome du pancréas métastatique avec mutation germinale de BRCA (entretien), le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, et le cancer de l’endomètre à système de réparation des mésappariements fonctionnel en association avec le durvalumab. La dose usuelle est de 300 mg (deux comprimés de 150 mg) deux fois par jour, pendant ou en dehors des repas. L’anémie et d’autres modifications de la numération sanguine sont fréquentes, et un syndrome myélodysplasique ou une leucémie myéloïde aiguë ont été rapportés.
Disponible sous les noms de marque
Ce principe actif est commercialisé sous les noms de marque suivants, selon la région et le fabricant :
- Lynparza ®
Les noms de marque sont des marques déposées de leurs propriétaires respectifs. Pharmalogistic ne représente, ne fabrique ni ne distribue les produits de marque énumérés ci-dessus.
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Questions fréquentes
Olaparib : à quoi sert ce médicament ?
L’olaparib est un inhibiteur oral des enzymes poly(ADP-ribose) polymérases PARP-1, PARP-2 et PARP-3.
Olaparib : faut-il une ordonnance ?
Oui. Olaparib est un médicament soumis à prescription médicale. Une ordonnance valide d'un médecin agréé est requise, et les règles de prescription du pays de destination sont vérifiées avant toute expédition.
Olaparib : quelles sont les conditions de conservation ?
Conserver Olaparib à Aucune condition particulière de température ; conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de l’humidité, dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière et hors de la portée des enfants.
Olaparib : une expédition réfrigérée (chaîne du froid) est-elle nécessaire ?
Non. Olaparib est stable à Aucune condition particulière de température ; conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de l’humidité ; un emballage de protection standard suffit donc, tout en assurant une protection contre la chaleur et l'humidité pendant le transport.
Olaparib : sous quels noms de marque ce principe actif est-il commercialisé ?
On trouve Olaparib sous les noms de marque Lynparza, selon le pays et le fabricant. Les noms de marque sont des marques de leurs propriétaires respectifs ; Pharmalogistic ne représente ni ne distribue les produits de marque.
Olaparib : quels dosages sont disponibles ?
Olaparib est disponible dans les dosages suivants : Comprimés pelliculés à 100 mg, Comprimés pelliculés à 150 mg. Le dosage approprié et le schéma posologique sont déterminés par le médecin traitant.
Olaparib : quelle est sa durée de conservation ?
La durée de conservation de Olaparib est de 4 ans lorsque les conditions de conservation recommandées sont respectées. Ne pas utiliser après la date de péremption indiquée sur l'emballage.
Informations médicales et recommandations
Pharmacologie, indications et profil de sécurité de ce principe actif
Action pharmacologique
L’olaparib est un inhibiteur puissant des enzymes humaines poly(ADP-ribose) polymérases PARP-1, PARP-2 et PARP-3. Il inhibe in vitro la croissance de lignées cellulaires tumorales sélectionnées et, in vivo, la croissance tumorale, en traitement seul ou associé à des chimiothérapies établies ou à de nouveaux agents hormonaux.
Mécanisme d’action
- Rôle de PARP : les enzymes PARP sont nécessaires à la réparation efficace des cassures simple-brin de l’ADN par réparation par excision de bases. Après la modification de la chromatine, PARP se modifie elle-même puis quitte l’ADN, ce qui donne accès aux enzymes de réparation au site endommagé.
- Piégeage de PARP : lorsque l’olaparib est lié au site actif de PARP associée à l’ADN, il empêche PARP de quitter l’ADN et bloque ainsi la réparation. Dans les cellules en réplication, cela entraîne des cassures double-brin lorsque les fourches de réplication rencontrent les complexes PARP–ADN.
- Létalité synthétique : les cellules normales réparent les cassures double-brin par réparation par recombinaison homologue (HRR). Les cellules cancéreuses dépourvues de composants essentiels de la HRR, comme BRCA1 ou BRCA2, ne peuvent pas les réparer correctement, ce qui entraîne un déficit de recombinaison homologue (HRD). Des voies sujettes aux erreurs, telles que la jonction d’extrémités non homologues, prennent le relais, l’instabilité génomique s’accumule au fil de plusieurs cycles de réplication, et les cellules meurent.
- Sensibilité au platine : l’absence d’une voie de HRR pleinement fonctionnelle est l’un des principaux déterminants de la sensibilité au platine dans le cancer de l’ovaire et peut-être dans d’autres cancers.
- Activité préclinique : l’olaparib était actif dans des lignées cellulaires et des modèles murins présentant des déficits en BRCA1/2, ATM ou d’autres gènes impliqués dans la HRR.
Pharmacocinétique
- Absorption : rapide ; les concentrations plasmatiques maximales médianes sont atteintes environ 1,5 heure après la prise d’un comprimé. Les aliments ralentissent la vitesse d’absorption (délai avant le pic retardé de 2,5 heures, Cmax diminuée d’environ 21 %) mais pas son taux (ASC augmentée de 8 %), de sorte que les comprimés peuvent être pris indépendamment des repas. En administration répétée, le rapport d’accumulation de l’ASC est de 1,8.
- Distribution : volume de distribution apparent d’environ 158 l. La liaison aux protéines plasmatiques est d’environ 82 % in vitro à 10 µg/ml et dépend de la concentration (environ 91 % à 1 µg/ml et 70 % à 40 µg/ml) ; environ 56 % sont liés à l’albumine et 29 % à l’α1-glycoprotéine acide.
- Métabolisme : important, principalement par le CYP3A4/5, par oxydation suivie d’une conjugaison au glucuronide ou au sulfate. L’olaparib inchangé représente 70 % de la radioactivité circulante. Les principaux métabolites circulants sont un pipérazin-3-ol à cycle ouvert et deux métabolites mono-oxygénés (environ 10 % chacun).
- Élimination : à la dose de 300 mg en comprimés, la clairance apparente est d’environ 7 l/h et la demi-vie terminale de 15 heures. Après une dose radiomarquée, environ 86 % ont été retrouvés en 7 jours, environ 44 % dans les urines et environ 42 % dans les selles, principalement sous forme de métabolites.
- Populations particulières : l’âge, le sexe, le poids corporel, la localisation de la tumeur et l’origine ethnique n’étaient pas des covariables significatives. En cas d’insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine 51–80 ml/min), l’ASC a augmenté de 24 % et la Cmax de 15 % ; en cas d’insuffisance modérée (31–50 ml/min), l’ASC a augmenté de 44 % et la Cmax de 26 %. En cas d’insuffisance hépatique légère (Child-Pugh A), l’ASC a augmenté de 15 % et en cas d’insuffisance modérée (Child-Pugh B) de 8 %. Il n’existe pas de données en cas d’insuffisance rénale sévère, de maladie rénale terminale ou d’insuffisance hépatique sévère.
Indications
L’olaparib est indiqué chez l’adulte dans les situations suivantes.
Cancer de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif
- Monothérapie, traitement d’entretien de première ligne : cancer épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif de haut grade, avancé (stades III et IV de la FIGO), avec mutation de BRCA1/2 (germinale et/ou somatique), en réponse (complète ou partielle) après une chimiothérapie de première ligne à base de platine.
- Monothérapie, maladie en rechute : traitement d’entretien du cancer épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif de haut grade, en rechute et sensible aux sels de platine, en réponse (complète ou partielle) à une chimiothérapie à base de platine.
- Avec le bévacizumab : traitement d’entretien du cancer épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif de haut grade, avancé (stades III et IV de la FIGO), en réponse après une chimiothérapie de première ligne à base de platine associée au bévacizumab, lorsque le cancer est associé à un statut positif de déficit de recombinaison homologue (HRD), défini par une mutation de BRCA1/2 et/ou une instabilité génomique.
Cancer du sein
- Traitement adjuvant : en monothérapie ou avec une hormonothérapie, chez les patients présentant des mutations germinales de BRCA1/2 et un cancer du sein précoce HER2 négatif à haut risque, précédemment traités par chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante.
- Maladie localement avancée ou métastatique : en monothérapie chez les patients présentant des mutations germinales de BRCA1/2 et une maladie HER2 négative. Les patients doivent avoir été traités auparavant par une anthracycline et un taxane en situation (néo)adjuvante ou métastatique, sauf s’ils n’étaient pas candidats à ces traitements. Les patients atteints d’une maladie à récepteurs hormonaux (RH) positifs doivent également avoir progressé pendant ou après une hormonothérapie antérieure, ou être considérés comme non candidats à celle-ci.
Adénocarcinome du pancréas
- Monothérapie d’entretien : patients présentant des mutations germinales de BRCA1/2 et une maladie métastatique, n’ayant pas progressé après au moins 16 semaines de traitement à base de platine dans le cadre d’un protocole de chimiothérapie de première ligne.
Cancer de la prostate
- Monothérapie : cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm) avec mutations de BRCA1/2 (germinales et/ou somatiques), ayant progressé après un traitement antérieur incluant un nouvel agent hormonal.
- Avec l’abiratérone et la prednisone ou la prednisolone : CPRCm chez les patients pour lesquels la chimiothérapie n’est pas cliniquement indiquée.
Cancer de l’endomètre
- Avec le durvalumab : traitement d’entretien du cancer de l’endomètre primitif avancé ou récidivant, à système de réparation des mésappariements fonctionnel (pMMR), dont la maladie n’a pas progressé sous traitement de première ligne par le durvalumab en association avec le carboplatine et le paclitaxel.
Contre-indications
- Hypersensibilité à l’olaparib ou à l’un des excipients.
- Allaitement pendant le traitement et pendant 1 mois après la dernière dose.
Effets indésirables
L’olaparib a été associé à des effets indésirables généralement légers ou modérés (grade 1 ou 2 des CTCAE) qui n’imposent habituellement pas l’arrêt du traitement. Le profil repose sur des données groupées de 4 499 patients atteints de tumeurs solides traités en monothérapie. Les effets les plus fréquemment observés (10 % ou plus) ont été les nausées, la fatigue ou l’asthénie, l’anémie, les vomissements, la diarrhée, la diminution de l’appétit, les céphalées, la neutropénie, la dysgueusie, la toux, la leucopénie, les sensations vertigineuses, la dyspnée et la dyspepsie. Les effets de grade 3 ou supérieur chez plus de 2 % des patients ont été l’anémie (14 %), la neutropénie (5 %), la fatigue ou l’asthénie (4 %), la leucopénie (2 %) et la thrombocytopénie (2 %). Les effets ayant le plus souvent conduit à une interruption ou à une réduction de la dose ont été l’anémie (16 %), les nausées (7 %), la fatigue ou l’asthénie (6 %), la neutropénie (6 %) et les vomissements (6 %) ; ceux ayant le plus souvent conduit à un arrêt définitif ont été l’anémie (1,7 %), les nausées (0,9 %), la fatigue ou l’asthénie (0,8 %), la thrombocytopénie (0,7 %), la neutropénie (0,6 %) et les vomissements (0,5 %).
Très fréquents (≥1/10) : anémie, neutropénie, leucopénie, diminution de l’appétit, sensations vertigineuses, céphalées, dysgueusie, toux, dyspnée, vomissements, diarrhée, nausées, dyspepsie, fatigue (y compris asthénie).
Fréquents (≥1/100 à <1/10) : lymphopénie, thrombocytopénie, augmentation des transaminases, stomatite, douleur abdominale haute, éruption cutanée, augmentation de la créatininémie, thromboembolie veineuse.
Peu fréquents (≥1/1 000 à <1/100) : syndrome myélodysplasique ou leucémie myéloïde aiguë, hypersensibilité, pneumopathie inflammatoire, dermatite, augmentation du volume globulaire moyen.
Rares (≥1/10 000 à <1/1 000) : angio-œdème (rapporté après la commercialisation), érythème noueux.
Fréquence indéterminée : atteinte hépatique d’origine médicamenteuse (rapportée après la commercialisation).
En association avec le bévacizumab, l’abiratérone ou le durvalumab, le profil de sécurité est globalement cohérent avec celui de chacun des médicaments pris isolément. Après le durvalumab associé à une chimiothérapie à base de platine, la plupart des effets sont survenus avec la même fréquence ou une fréquence plus faible que dans le tableau de la monothérapie ; la thrombocytopénie et l’éruption cutanée ont été très fréquentes, l’hypersensibilité a été fréquente, et l’aplasie pure des globules rouges (fréquente, toujours de grade 3 ou 4) a été un effet supplémentaire.
Parmi les effets graves importants figurent le syndrome myélodysplasique ou la leucémie myéloïde aiguë (dans la plupart des cas d’issue fatale ; dans le cancer de l’ovaire en rechute avec mutation de BRCA et au moins deux lignes antérieures de platine, l’incidence était de 8 % sous olaparib et de 4 % sous placebo après 5 ans, et dans le traitement d’entretien de première ligne de 1,5 % et 1,1 % dans deux études), la pneumopathie inflammatoire, la thromboembolie veineuse (8 % avec l’olaparib plus l’abiratérone contre 3,3 % avec le placebo plus l’abiratérone) et l’anémie (15,6 % des patients ont eu besoin d’une ou de plusieurs transfusions sanguines). Les nausées ont généralement débuté au cours du premier mois et les vomissements dans les deux mois ; les deux étaient intermittents et ont pu être pris en charge par une interruption ou une réduction de la dose ou par un traitement antiémétique, et une prophylaxie antiémétique n’est pas nécessaire. La créatininémie a augmenté d’une médiane allant jusqu’à 23 % par rapport à la valeur initiale, est restée constante et est revenue à la valeur initiale après l’arrêt, sans effet clinique apparent.
Interactions médicamenteuses
L’olaparib est éliminé principalement par le CYP3A4/5. C’est un inhibiteur faible du CYP3A in vivo et, in vitro, un inhibiteur de plusieurs transporteurs.
- Médicaments anticancéreux qui dépriment la moelle osseuse : les associations avec des agents endommageant l’ADN peuvent potentialiser et prolonger la myélosuppression. La dose recommandée en monothérapie ne convient pas à l’association avec des médicaments anticancéreux myélosuppresseurs.
- Vaccins et immunosuppresseurs : l’association n’a pas été étudiée ; la prudence et une surveillance étroite sont donc conseillées.
- Inhibiteurs du CYP3A : l’itraconazole a augmenté la Cmax de l’olaparib de 42 % et l’ASC de 170 %. Les inhibiteurs puissants (itraconazole, télithromycine, clarithromycine, inhibiteurs de protéase potentialisés par le ritonavir ou le cobicistat, bocéprévir, télaprévir) et les inhibiteurs modérés (érythromycine, diltiazem, fluconazole, vérapamil) ne sont pas recommandés. Si l’un d’eux doit être utilisé, la dose d’olaparib est réduite (voir Administration et posologie).
- Jus de pamplemousse : c’est un inhibiteur du CYP3A et il n’est pas recommandé pendant le traitement.
- Inducteurs du CYP3A : la rifampicine a diminué la Cmax de l’olaparib de 71 % et l’ASC de 87 %. Les inducteurs puissants (phénytoïne, rifampicine, rifapentine, carbamazépine, névirapine, phénobarbital, millepertuis) ne sont pas recommandés car l’effet de l’olaparib pourrait être considérablement réduit. L’ampleur de l’effet des inducteurs modérés à puissants tels que l’éfavirenz et la rifabutine n’est pas établie ; ils ne sont donc pas recommandés non plus.
- Substrats du CYP3A : prudence avec les substrats sensibles ou à marge thérapeutique étroite (simvastatine, cisapride, ciclosporine, alcaloïdes de l’ergot de seigle, fentanyl, pimozide, sirolimus, tacrolimus, quétiapine), avec une surveillance clinique appropriée.
- Induction enzymatique : in vitro, l’olaparib a induit le CYP1A2, le CYP2B6 et le CYP3A4, et une induction du CYP2C9, du CYP2C19 et de la P-gp ne peut être exclue. Il peut donc diminuer l’exposition à leurs substrats, et l’efficacité de certains contraceptifs hormonaux peut être réduite.
- Transporteurs : in vitro, l’olaparib inhibe P-gp, BCRP, OATP1B1, OCT1, OCT2, OAT3, MATE1 et MATE2K ; on ne peut donc exclure qu’il augmente l’exposition à leurs substrats : P-gp (par exemple simvastatine, pravastatine, dabigatran, digoxine, colchicine), BCRP (méthotrexate, rosuvastatine), OATP1B1 (bosentan, glibenclamide, répaglinide, statines, valsartan), OCT1 et MATE1/MATE2K (metformine), OCT2 (créatinine sérique) et OAT3 (furosémide, méthotrexate). Une surveillance clinique appropriée est recommandée, ainsi que la prudence, en particulier avec toute statine.
- Anastrozole, létrozole et tamoxifène : aucune interaction cliniquement pertinente n’a été retrouvée.
- Aliments : l’olaparib peut être pris pendant ou en dehors des repas. Le jus de pamplemousse et le millepertuis doivent être évités.
Administration et posologie
Le traitement doit être initié et supervisé par un médecin expérimenté dans l’utilisation des médicaments anticancéreux. Les comprimés doivent être avalés entiers, pendant ou en dehors des repas, et ne doivent pas être mâchés, écrasés, dissous ni divisés.
Sélection des patients
- Traitement d’entretien de première ligne, cancer de l’ovaire avancé (monothérapie) : une mutation délétère ou suspectée délétère de BRCA1/2, germinale et/ou somatique, doit être confirmée par un test validé.
- Traitement d’entretien de première ligne avec le bévacizumab : une mutation de BRCA1/2 et/ou une instabilité génomique (statut HRD positif) doit être confirmée par un test validé.
- Cancer de l’ovaire en rechute sensible aux sels de platine : la recherche de mutations de BRCA1/2 n’est pas requise.
- Cancer du sein (adjuvant et métastatique) : une mutation germinale délétère ou suspectée délétère de BRCA1/2 doit être confirmée par un test validé. Les données sur la validation clinique des tests tumoraux de BRCA1/2 dans le cancer du sein ne sont actuellement pas disponibles.
- Adénocarcinome du pancréas : une mutation germinale de BRCA1/2 doit être confirmée par un test validé.
- Cancer de la prostate : en monothérapie, une mutation de BRCA1/2 doit être confirmée (échantillon tumoral ou sanguin) ; aucun test génomique n’est nécessaire avec l’abiratérone.
- Cancer de l’endomètre : le statut tumoral à système de réparation des mésappariements fonctionnel (pMMR) doit être confirmé par un test validé.
- Le conseil génétique des patients testés pour des mutations de BRCA1/2 doit suivre la réglementation locale.
Dose recommandée
- 300 mg (deux comprimés de 150 mg) deux fois par jour, soit une dose quotidienne totale de 600 mg, en monothérapie ou en association. Le comprimé de 100 mg est disponible pour la réduction de dose.
- Cancer de l’ovaire en rechute sensible aux sels de platine : le traitement débute au plus tard 8 semaines après la dernière dose du protocole contenant du platine.
- Avec le bévacizumab : le bévacizumab est administré à 15 mg/kg une fois toutes les 3 semaines (voir son propre RCP).
- Avec une hormonothérapie (cancer du sein adjuvant) : l’inhibiteur de l’aromatase, l’anti-œstrogène et/ou l’agoniste de la LHRH sont dosés selon leurs propres RCP.
- Avec l’abiratérone : abiratérone 1 000 mg une fois par jour avec prednisone ou prednisolone 5 mg deux fois par jour. Le traitement par un analogue de la GnRH est poursuivi chez tous les patients, sauf en cas d’orchidectomie bilatérale.
- Avec le durvalumab : durvalumab 1 500 mg toutes les 4 semaines (voir son propre RCP).
Durée du traitement
- Traitement d’entretien de première ligne dans le cancer de l’ovaire avancé avec mutation de BRCA, et avec le bévacizumab : jusqu’à la progression radiologique de la maladie ou une toxicité inacceptable, ou pendant 2 ans au maximum en l’absence de signe radiologique de maladie après 2 ans. Les patients présentant des signes de maladie à 2 ans qui, de l’avis du médecin, peuvent bénéficier de la poursuite du traitement peuvent être traités au-delà de 2 ans. La durée globale recommandée du bévacizumab est de 15 mois au maximum, y compris les périodes de chimiothérapie et de traitement d’entretien.
- Traitement adjuvant du cancer du sein précoce : jusqu’à 1 an, ou jusqu’à la récidive ou une toxicité inacceptable, selon la première éventualité.
- Toutes les autres indications (cancer de l’ovaire en rechute, cancer du sein avancé, cancer du pancréas et de l’endomètre, cancer de la prostate seul ou avec l’abiratérone) : jusqu’à la progression de la maladie sous-jacente ou une toxicité inacceptable. Dans le cancer de la prostate en monothérapie, la castration médicale par un analogue de la LHRH est poursuivie chez les patients n’ayant pas eu de castration chirurgicale.
- L’efficacité et la sécurité d’un retraitement d’entretien après une rechute dans le cancer de l’ovaire n’ont pas été établies, et il n’existe pas de données sur le retraitement dans le cancer du sein ou de la prostate.
Ajustements de dose
- Le traitement peut être interrompu pour prendre en charge des effets tels que les nausées, les vomissements, la diarrhée et l’anémie, et une réduction de la dose peut être envisagée.
- La première réduction recommandée est de 250 mg deux fois par jour (un comprimé de 150 mg et un de 100 mg), soit 500 mg au total par jour. Une réduction supplémentaire est de 200 mg deux fois par jour (deux comprimés de 100 mg), soit 400 mg au total par jour.
- Inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A : à éviter, en envisageant des alternatives. Si un inhibiteur puissant doit être utilisé, la dose est réduite à 100 mg deux fois par jour (200 mg par jour) ; avec un inhibiteur modéré, elle est réduite à 150 mg deux fois par jour (300 mg par jour).
Populations particulières
- Sujets âgés : pas d’ajustement de la dose initiale.
- Insuffisance rénale : pas d’ajustement en cas d’insuffisance légère (clairance de la créatinine 51–80 ml/min). En cas d’insuffisance modérée (31–50 ml/min), la dose est de 200 mg (deux comprimés de 100 mg) deux fois par jour, soit 400 mg au total par jour. Il n’est pas recommandé en cas d’insuffisance sévère ou de maladie rénale terminale (30 ml/min ou moins), car la sécurité et la pharmacocinétique n’ont pas été étudiées ; il ne peut être utilisé que si le bénéfice l’emporte sur le risque, avec une surveillance attentive de la fonction rénale et des événements indésirables.
- Insuffisance hépatique : pas d’ajustement en cas d’insuffisance légère ou modérée (Child-Pugh A ou B). Non recommandé en cas d’insuffisance sévère (Child-Pugh C).
- Patients non caucasiens : les données cliniques sont limitées, mais aucun ajustement de la dose n’est nécessaire en fonction de l’origine ethnique.
- Enfants et adolescents : la sécurité et l’efficacité chez les moins de 18 ans n’ont pas été établies.
Dose oubliée
En cas d’oubli d’une dose, la dose normale suivante est prise à l’heure prévue.
Précautions particulières
Toxicité hématologique
Des cas d’anémie, de neutropénie, de thrombocytopénie et de lymphopénie, pour la plupart légers ou modérés, ont été rapportés. Les patients ne doivent pas débuter l’olaparib avant de s’être rétablis de la toxicité hématologique d’un traitement anticancéreux antérieur (hémoglobine, plaquettes et neutrophiles de grade 1 ou mieux selon les CTCAE). Une numération formule sanguine complète est réalisée à l’inclusion puis chaque mois pendant les 12 premiers mois, puis périodiquement. En cas de toxicité hématologique sévère ou de dépendance transfusionnelle, le traitement est interrompu et des examens hématologiques sont entrepris ; si les paramètres sanguins restent anormaux après 4 semaines d’interruption, une analyse cytogénétique de la moelle osseuse et/ou du sang est recommandée. Des cas d’aplasie pure des globules rouges et d’anémie hémolytique auto-immune ont été rapportés avec le durvalumab ; si l’une ou l’autre est confirmée, l’olaparib et le durvalumab sont arrêtés.
Syndrome myélodysplasique et leucémie myéloïde aiguë
Ces affections sont survenues, et la plupart des cas ont été fatals. Les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire en rechute sensible aux sels de platine avec mutation de BRCA et ayant reçu au moins deux lignes antérieures de chimiothérapie à base de platine présentaient un risque plus élevé. La durée du traitement chez les patients concernés allait de moins de 6 mois à plus de 4 ans. En cas de suspicion de l’une ou l’autre de ces affections, le patient est adressé à un hématologue pour une analyse de la moelle osseuse et des examens cytogénétiques sanguins ; si l’affection est confirmée, l’olaparib est arrêté.
Événements thromboemboliques veineux
Des événements thromboemboliques veineux, le plus souvent des embolies pulmonaires, sont survenus, sans profil clinique constant. L’incidence était plus élevée chez les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration qui recevaient également un traitement de privation androgénique. Les patients doivent être surveillés à la recherche de signes de thrombose veineuse et d’embolie pulmonaire ; ceux ayant des antécédents de thromboembolie veineuse peuvent présenter un risque plus élevé d’en avoir une autre.
Pneumopathie inflammatoire
Des cas de pneumopathie inflammatoire, y compris d’issue fatale, ont été rapportés. En cas d’apparition ou d’aggravation d’une dyspnée, d’une toux ou d’une fièvre, ou d’une radiographie thoracique anormale, l’olaparib est interrompu et des investigations rapides sont entreprises. Si une pneumopathie inflammatoire est confirmée, l’olaparib est arrêté.
Hépatotoxicité
Des cas d’hépatotoxicité ont été rapportés. En présence de symptômes ou de signes évocateurs, une évaluation clinique rapide et des tests de la fonction hépatique sont nécessaires. En cas de suspicion de lésion hépatique d’origine médicamenteuse, le traitement est interrompu et, dans les cas sévères, l’arrêt doit être envisagé.
Grossesse, contraception et toxicité embryofœtale
- Femmes en âge de procréer : elles ne doivent pas être enceintes au début du traitement. Un test de grossesse est réalisé avant le traitement et envisagé régulièrement pendant le traitement. Deux méthodes de contraception fiables (deux méthodes très efficaces et complémentaires) sont nécessaires avant le début, pendant le traitement et pendant 6 mois après la dernière dose, sauf si l’abstinence est la méthode choisie.
- Contraceptifs hormonaux : l’olaparib peut réduire l’exposition aux substrats du CYP2C9 ; l’efficacité de certains contraceptifs hormonaux peut donc être réduite et une méthode supplémentaire non hormonale doit être envisagée. Chez les femmes atteintes d’un cancer hormono-dépendant, deux méthodes non hormonales doivent être envisagées.
- Hommes : ceux qui ont des rapports sexuels avec une femme enceinte ou une femme en âge de procréer doivent utiliser un préservatif pendant le traitement et pendant 3 mois après la dernière dose, et la partenaire doit également utiliser une contraception très efficace si elle peut devenir enceinte. On ignore si l’olaparib ou ses métabolites sont présents dans le liquide séminal. Les hommes ne doivent pas faire de don de sperme pendant le traitement et pendant 3 mois après la dernière dose.
- Grossesse : l’olaparib ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Des études chez le rat ont montré des malformations graves et des effets sur la survie embryofœtale à des expositions inférieures à celles observées chez l’homme à la dose thérapeutique, et il n’existe pas de données chez la femme enceinte.
- Allaitement : l’olaparib est contre-indiqué pendant l’allaitement et pendant 1 mois après la dernière dose.
- Fertilité : il n’existe pas de données cliniques. Dans les études chez l’animal, il n’y a pas eu d’effet sur la conception, mais des effets indésirables sur la survie embryofœtale ont été observés.
Sodium
Chaque comprimé contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium, c’est-à-dire qu’il est essentiellement sans sodium.
Effet sur la conduite
L’olaparib a une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Les patients qui ressentent de la fatigue, de la faiblesse ou des sensations vertigineuses doivent faire preuve de prudence lorsqu’ils conduisent ou utilisent des machines.
Conditions de conservation
Les comprimés de Lynparza ne nécessitent aucune condition particulière de température, mais ils doivent être conservés dans l’emballage d’origine à l’abri de l’humidité. Ils sont présentés en plaquettes en aluminium/aluminium non perforées de 8 comprimés, en boîtes de 56 comprimés (7 plaquettes) et en conditionnement multiple de 112 comprimés (2 boîtes de 56) ; certaines présentations peuvent ne pas être commercialisées. Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
Durée de conservation
4 ans. Ne pas utiliser après la date de péremption indiquée sur l’emballage.
Conditions de délivrance en pharmacie
Soumis à prescription médicale (Rx) : le traitement est initié et supervisé par un médecin expérimenté dans l’utilisation des médicaments anticancéreux. L’olaparib est un comprimé pris à domicile ; il est donc délivré sur ordonnance au patient ou à la clinique qui le prend en charge.
Médicaments apparentés
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Niraparib
Inhibiteur de PARP (inhibiteur de la poly(ADP-ribose) polymérase)
Abémaciclib
Inhibiteur de CDK4/6 (inhibiteur de protéine kinase)
Abiratérone
Inhibiteur de CYP17 (inhibiteur de la biosynthèse des androgènes)
Acalabrutinib
Inhibiteur de la BTK (inhibiteur de protéine kinase)
Acide folinique
Folate réduit (détoxifiant pour traitement antinéoplasique)
Acide ibandronique
Bisphosphonate (inhibiteur de la résorption osseuse)
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