Capivasertib

Inhibiteur d'AKT (inhibiteur de sérine/thréonine kinase)

Le capivasertib est un inhibiteur oral, puissant et sélectif des trois isoformes de la sérine/thréonine kinase AKT (AKT1, AKT2 et AKT3), un nœud central de la voie de signalisation PI3K qui contrôle la survie, la croissance et le métabolisme cellulaires. Dans l'UE, il est autorisé, en association avec le fulvestrant, chez les adultes atteints d'un cancer du sein localement avancé ou métastatique à récepteurs aux estrogènes (RE) positifs et HER2 négatif, présentant une ou plusieurs altérations de PIK3CA, AKT1 ou PTEN, en rechute ou en progression pendant ou après un schéma thérapeutique à base d'hormonothérapie. Il se prend à raison de 400 mg deux fois par jour selon un schéma intermittent de 4 jours de traitement suivis de 3 jours sans traitement chaque semaine. La diarrhée, l'éruption cutanée et l'hyperglycémie sont ses principaux problèmes de sécurité, et l'hyperglycémie peut évoluer vers une acidocétose diabétique, c'est pourquoi la glycémie est contrôlée avant et pendant le traitement.

Disponible sous les noms de marque

Ce principe actif est commercialisé sous les noms de marque suivants, selon la région et le fabricant :

  • Truqap ®

Les noms de marque sont des marques déposées de leurs propriétaires respectifs. Pharmalogistic ne représente, ne fabrique ni ne distribue les produits de marque énumérés ci-dessus.

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Questions fréquentes

Capivasertib : à quoi sert ce médicament ?

Le capivasertib est un inhibiteur oral, puissant et sélectif des trois isoformes de la sérine/thréonine kinase AKT (AKT1, AKT2 et AKT3), un nœud central de la voie de signalisation PI3K qui contrôle la survie, la croissance et le métabolisme cellulaires.

Capivasertib : faut-il une ordonnance ?

Oui. Capivasertib est un médicament soumis à prescription médicale. Une ordonnance valide d'un médecin agréé est requise, et les règles de prescription du pays de destination sont vérifiées avant toute expédition.

Capivasertib : quelles sont les conditions de conservation ?

Conserver Capivasertib à Aucune condition particulière de conservation, dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière et hors de la portée des enfants.

Capivasertib : une expédition réfrigérée (chaîne du froid) est-elle nécessaire ?

Non. Capivasertib est stable à Aucune condition particulière de conservation ; un emballage de protection standard suffit donc, tout en assurant une protection contre la chaleur et l'humidité pendant le transport.

Capivasertib : sous quels noms de marque ce principe actif est-il commercialisé ?

On trouve Capivasertib sous les noms de marque Truqap, selon le pays et le fabricant. Les noms de marque sont des marques de leurs propriétaires respectifs ; Pharmalogistic ne représente ni ne distribue les produits de marque.

Capivasertib : quels dosages sont disponibles ?

Capivasertib est disponible dans les dosages suivants : Comprimés pelliculés à 160 mg, Comprimés pelliculés à 200 mg. Le dosage approprié et le schéma posologique sont déterminés par le médecin traitant.

Capivasertib : quelle est sa durée de conservation ?

La durée de conservation de Capivasertib est de 4 ans lorsque les conditions de conservation recommandées sont respectées. Ne pas utiliser après la date de péremption indiquée sur l'emballage.

Informations médicales et recommandations

Pharmacologie, indications et profil de sécurité de ce principe actif

Action pharmacologique

Le capivasertib est un inhibiteur puissant et sélectif de l’activité kinase des trois isoformes de la sérine/thréonine kinase AKT (AKT1, AKT2 et AKT3). AKT est un nœud essentiel de la cascade de signalisation de la phosphatidylinositol 3-kinase (PI3K), qui régule la survie cellulaire, la prolifération, le cycle cellulaire, le métabolisme, la transcription des gènes et la migration cellulaire. Dans les tumeurs, AKT peut être activée par des signaux en amont, par des mutations d’AKT1, par la perte de la phosphatase et homologue de la tensine (PTEN) et par des mutations de la sous-unité catalytique de PI3K (PIK3CA). C’est pourquoi les patients sont sélectionnés pour le traitement par la recherche d’altérations de PIK3CA, AKT1 ou PTEN.

Mécanisme d’action

  • Inhibition d’AKT : le capivasertib bloque les trois isoformes d’AKT et la phosphorylation des substrats d’AKT en aval.
  • Lignées cellulaires : il a réduit la croissance de lignées cellulaires dérivées de tumeurs solides et de maladies hématologiques, y compris des lignées de cancer du sein avec et sans mutations de PIK3CA ou d’AKT1 ou altérations de PTEN.
  • Modèles de cancer du sein : avec le fulvestrant, il a montré une activité antitumorale dans une série de modèles de xénogreffe dérivés de patients RE positifs, avec ou sans altérations détectables de PIK3CA, PTEN ou AKT1. Seul et avec le fulvestrant, il a aussi ralenti la croissance tumorale dans des modèles de xénogreffe chez la souris.
  • Exposition et effets indésirables : pour des doses de 80 à 800 mg, une exposition plus élevée était associée à davantage de diarrhées et d’éruptions cutanées (grade 2 à 4) et à une hyperglycémie plus sévère (grade 3 ou 4).
  • Rythme cardiaque : dans une analyse exposition-réponse chez 180 patients atteints de tumeurs solides avancées recevant 80 à 800 mg, l’allongement prédit de l’intervalle QTcF à la concentration maximale moyenne à l’état d’équilibre après 400 mg deux fois par jour était de 3,87 ms.

Pharmacocinétique

  • Absorption : le capivasertib est rapidement absorbé, avec des concentrations maximales après environ 1 à 2 heures et une biodisponibilité absolue moyenne de 29 %. Après des doses uniques, l’exposition augmente proportionnellement à la dose de 80 à 800 mg ; avec des doses répétées deux fois par jour de 80 à 600 mg, elle augmente un peu plus que proportionnellement. Avec le schéma de 4 jours de traitement et 3 jours sans traitement à 400 mg deux fois par jour, l’état d’équilibre (ASC 8 069 h·ng/ml, pic 1 371 ng/ml) est prévu les jours 3 et 4 d’administration de chaque semaine à partir de la semaine 2. Les jours sans traitement, les concentrations plasmatiques sont faibles (environ 0,5 % à 15 % du pic à l’état d’équilibre).
  • Aliments : après un repas riche en graisses et en calories, l’ASC et la concentration maximale étaient 1,32 et 1,23 fois celles obtenues à jeun ; après un repas pauvre en graisses, 1,14 et 1,21 fois. Ces variations n’ont pas de pertinence clinique, de sorte que les comprimés peuvent être pris pendant ou en dehors des repas.
  • Distribution : le volume de distribution moyen était de 2,6 L/kg après administration intraveineuse chez des sujets sains. Le RCP indique une fraction non liée dans le plasma de 22 %, et le rapport plasma/sang est de 0,71.
  • Métabolisme : principalement par le CYP3A4 et l’UGT2B7. Le principal métabolite plasmatique est un glucuronide d’éther (83 % du total des composés liés au médicament) ; un métabolite oxydatif mineur représente 2 % et le capivasertib lui-même 15 %. Aucun métabolite actif n’a été identifié.
  • Élimination : la demi-vie est d’environ 8 heures (8,3 heures). Après une dose de 400 mg marquée par un radioisotope, environ 45 % de la radioactivité ont été retrouvés dans les urines et environ 50 % dans les fèces. La clairance orale à l’état d’équilibre est d’environ 50 L/h, et la clairance rénale représente environ 21 % du total.
  • Populations particulières : aucune adaptation de la dose n’est nécessaire selon l’âge ni en cas d’insuffisance rénale légère ou modérée. L’insuffisance hépatique est abordée dans la rubrique Administration et posologie.

Indications

  • Cancer du sein : en association avec le fulvestrant, chez les adultes atteints d’un cancer du sein localement avancé ou métastatique à récepteurs aux estrogènes (RE) positifs et HER2 négatif, présentant une ou plusieurs altérations de PIK3CA/AKT1/PTEN, après récidive ou progression pendant ou après un schéma thérapeutique à base d’hormonothérapie.
  • Femmes pré- ou périménopausées : le capivasertib associé au fulvestrant doit être combiné à un agoniste de l’hormone de libération de l’hormone lutéinisante (LHRH).
  • Hommes : l’administration d’un agoniste de la LHRH conformément aux normes actuelles de la pratique clinique doit être envisagée.
  • Sélection selon le biomarqueur : l’altération de PIK3CA/AKT1/PTEN doit être démontrée par un dispositif médical de diagnostic in vitro marqué CE ayant la destination correspondante, ou par un autre test validé si aucun n’est disponible.

Contre-indications

  • Hypersensibilité au capivasertib ou à l’un des excipients.

Effets indésirables

Le profil de sécurité repose sur 355 patients ayant reçu le capivasertib avec le fulvestrant dans l’étude de phase III CAPItello-291 (exposition médiane au capivasertib de 5,4 mois ; 28,2 % des patients exposés pendant 12 mois ou plus). Les réactions les plus fréquentes étaient la diarrhée (72,4 %), l’éruption cutanée (40,6 %), les nausées (34,6 %), la fatigue (32,1 %), les vomissements (21,4 %), l’hyperglycémie (19,2 %), la stomatite (18,6 %), les céphalées (17,2 %), la diminution de l’appétit (16,9 %) et l’infection des voies urinaires (16,6 %). Les réactions de grade 3 ou 4 les plus fréquentes étaient l’éruption cutanée (12,4 %), la diarrhée (10,4 %), l’anémie (3,4 %), l’hypokaliémie (2,8 %), l’hyperglycémie (2,5 %) et la stomatite (2,3 %).

Des réactions graves sont survenues chez 9 % des patients, le plus souvent une éruption cutanée (2,3 %), une diarrhée (2,5 %) et des vomissements (1,1 %). Les effets indésirables ont entraîné une réduction de la dose chez 18,9 % des patients (principalement diarrhée 8,7 % et éruption cutanée 4,5 %) et l’arrêt du traitement chez 10,4 % (principalement éruption cutanée 4,5 %, diarrhée 2,3 % et vomissements 2 %).

Les fréquences ci-dessous concernent tous les grades.

Très fréquents (≥1/10) : infection des voies urinaires (y compris cystite) ; anémie ; hyperglycémie (y compris glycémie augmentée et diabète), diminution de l’appétit ; céphalées ; diarrhée, nausées, vomissements, stomatite (y compris ulcères aphteux et ulcères buccaux) ; éruption cutanée (y compris éruption érythémateuse, maculaire, maculopapuleuse, papuleuse et prurigineuse), prurit ; fatigue (y compris asthénie).

Fréquents (≥1/100 à <1/10) : hypersensibilité ; hypokaliémie ; dysgueusie, sensations vertigineuses, syncope ; dyspepsie, bouche sèche, douleur abdominale ; peau sèche, érythème polymorphe ; atteinte rénale aiguë ; inflammation des muqueuses, fièvre ; augmentation de la créatininémie, perte de poids, augmentation de l’hémoglobine glyquée.

Peu fréquents (≥1/1 000 à <1/100) : acidocétose diabétique ; éruption médicamenteuse, dermatite, dermatite exfoliative généralisée, éruption cutanée toxique.

Réactions graves importantes : une hyperglycémie sévère avec acidocétose diabétique, y compris des cas d’issue fatale, est survenue, et dans certains cas l’acidocétose s’est développée en moins de 10 jours. La diarrhée peut entraîner une déshydratation, une hypokaliémie et une atteinte rénale aiguë, et des arythmies cardiaques ont été rapportées (l’hypokaliémie est un facteur de risque). Des réactions cutanées sévères, dont l’érythème polymorphe et la dermatite exfoliative généralisée, ont été rapportées.

Interactions médicamenteuses

Le capivasertib est métabolisé principalement par le CYP3A4 et l’UGT2B7, et dans l’organisme c’est un inhibiteur faible, dépendant du temps, du CYP3A.

  • Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple clarithromycine, itraconazole, kétoconazole, posaconazole, voriconazole, ritonavir, cobicistat, idélalisib, ribociclib et tucatinib ; le RCP donne une liste plus longue) : ils augmentent l’exposition au capivasertib et le risque de toxicité. L’itraconazole a augmenté l’exposition totale (ASC) de 95 % et la concentration maximale de 70 %. Éviter l’association ; si elle ne peut être évitée, réduire la dose de capivasertib.
  • Inhibiteurs modérés du CYP3A4 (aprépitant, ciprofloxacine, ciclosporine, diltiazem, érythromycine, fluconazole, fluvoxamine, tofisopam, vérapamil) : ils augmentent aussi l’exposition, et la dose de capivasertib doit être réduite.
  • Pamplemousse et jus de pamplemousse : classés avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ; à éviter.
  • Inducteurs puissants du CYP3A4 (carbamazépine, phénytoïne, rifampicine, millepertuis) : à éviter. L’inducteur puissant enzalutamide a diminué l’ASC du capivasertib d’environ 40 % à 50 %. Le RCP conseille aussi d’éviter les inducteurs modérés du CYP3A4, car l’exposition peut diminuer.
  • Metformine : le capivasertib inhibe des transporteurs rénaux tels que l’OCT2 qui éliminent la metformine. La metformine est l’antidiabétique oral préféré dans les études pour prendre en charge l’hyperglycémie liée au capivasertib, mais lorsque les deux sont pris, la créatinine sérique est contrôlée chaque semaine après le début de la metformine pendant 3 semaines au maximum, puis le jour 1 de chaque cycle. La metformine ne doit être donnée que les jours où le capivasertib est également pris, et arrêtée lorsque le capivasertib est arrêté, sauf indication clinique contraire.
  • Autres antidiabétiques : ils peuvent provoquer une hypoglycémie les jours où le capivasertib n’est pas pris, et il convient d’en tenir compte.
  • Corticoïdes : les corticoïdes oraux pris régulièrement sont un facteur de risque d’acidocétose diabétique, la glycémie est donc contrôlée plus souvent.
  • Fulvestrant : le médicament avec lequel il est associé ; voir son propre RCP.

Administration et posologie

Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans l’utilisation des médicaments anticancéreux. Les patients sont sélectionnés par la recherche d’altérations de PIK3CA/AKT1/PTEN (dispositif médical de diagnostic in vitro marqué CE ou, si aucun n’est disponible, autre test validé). Les comprimés se prennent par voie orale, pendant ou en dehors des repas, et sont avalés entiers avec de l’eau. Ils ne doivent pas être mâchés, écrasés, dissous ni divisés, et un comprimé cassé, fissuré ou autrement non intact ne doit pas être pris.

Dose recommandée

  • 400 mg (deux comprimés de 200 mg) deux fois par jour, à environ 12 heures d’intervalle (dose quotidienne totale de 800 mg), pendant 4 jours suivis de 3 jours sans traitement chaque semaine. Les comprimés sont pris les jours 1 à 4 ; il n’y a pas d’administration les jours 5, 6 et 7.
  • Le fulvestrant est donné en association : 500 mg les jours 1, 15 et 29, puis une fois par mois (voir le RCP du fulvestrant). Chez les femmes pré- ou périménopausées, un agoniste de la LHRH est ajouté.
  • Le traitement est poursuivi jusqu’à la progression de la maladie ou jusqu’à une toxicité inacceptable.

Réductions de dose

Le traitement peut être interrompu pour prendre en charge les effets indésirables, et la dose peut être réduite jusqu’à deux fois, en conservant le schéma de 4 jours de traitement et 3 jours sans traitement :

  • Dose initiale : 400 mg deux fois par jour (deux comprimés de 200 mg).
  • Première réduction : 320 mg deux fois par jour (deux comprimés de 160 mg).
  • Deuxième réduction : 200 mg deux fois par jour (un comprimé de 200 mg).

Adaptations de la dose en cas d’effets indésirables spécifiques

Les grades suivent la classification NCI CTCAE.

  • Hyperglycémie, grade 1 (glycémie à jeun supérieure à la limite supérieure de la normale jusqu’à 160 mg/dL, soit 8,9 mmol/l) : pas de modification de la dose ; envisager de commencer ou d’intensifier un traitement antidiabétique oral.
  • Hyperglycémie, grade 2 (supérieure à 160 jusqu’à 250 mg/dL, soit supérieure à 8,9 jusqu’à 13,9 mmol/l) : suspendre le capivasertib et commencer ou intensifier un traitement antidiabétique oral. Si la glycémie redescend à 160 mg/dL (8,9 mmol/l) ou moins dans les 28 jours, reprendre à la même dose ; si cela prend plus de 28 jours, reprendre au niveau de dose inférieur.
  • Hyperglycémie, grade 3 (supérieure à 250 jusqu’à 500 mg/dL, soit supérieure à 13,9 jusqu’à 27,8 mmol/l) : suspendre, consulter un diabétologue, commencer ou intensifier un traitement antidiabétique oral, et envisager l’insuline et une hydratation intraveineuse. Si la glycémie à jeun redescend à 160 mg/dL (8,9 mmol/l) ou moins dans les 28 jours, reprendre au niveau de dose inférieur ; sinon, arrêter définitivement.
  • Hyperglycémie, grade 4 (supérieure à 500 mg/dL, soit supérieure à 27,8 mmol/l) : suspendre, consulter un diabétologue et traiter, en envisageant l’insuline et une hydratation intraveineuse. Si la glycémie redescend à 500 mg/dL (27,8 mmol/l) ou moins dans les 24 heures, suivre les recommandations du grade correspondant ; si elle reste supérieure à ce seuil au bout de 24 heures, arrêter définitivement.
  • Diarrhée, grade 1 : pas de modification de la dose ; commencer un traitement antidiarrhéique et des soins de soutien.
  • Diarrhée, grade 2 : commencer ou intensifier le traitement antidiarrhéique et surveiller ; si cela est cliniquement indiqué, interrompre jusqu’à 28 jours jusqu’au grade 1 ou moins, puis reprendre à la même dose ou au niveau inférieur. Si la diarrhée de grade 2 persiste ou réapparaît, reprendre au niveau inférieur. Une prophylaxie secondaire doit être envisagée en cas de diarrhée récidivante.
  • Diarrhée, grade 3 : interrompre, traiter et surveiller. Si elle s’améliore jusqu’au grade 1 ou moins dans les 28 jours, reprendre au niveau inférieur ; sinon, arrêter définitivement.
  • Diarrhée, grade 4 : arrêter définitivement.
  • Éruption cutanée et autres réactions cutanées, grade 1 : pas de modification de la dose ; commencer des émollients et envisager un antihistaminique oral non sédatif.
  • Éruption cutanée, grade 2 : commencer ou intensifier un corticoïde topique et envisager des antihistaminiques non sédatifs. En l’absence d’amélioration, interrompre, et reprendre au même niveau de dose dès que l’éruption est cliniquement tolérable.
  • Éruption cutanée, grade 3 : interrompre et traiter par un corticoïde topique de puissance modérée ou supérieure, des antihistaminiques non sédatifs et/ou des corticoïdes systémiques. Si elle s’améliore jusqu’au grade 1 ou moins dans les 28 jours, reprendre au niveau inférieur ; sinon, arrêter le traitement. Envisager l’arrêt définitif si une éruption intolérable de grade 3 ou plus réapparaît.
  • Éruption cutanée, grade 4 : arrêter définitivement.
  • Réactions cutanées en général : envisager de consulter un dermatologue quel que soit le grade. En cas d’éruption persistante ou d’éruption de grade 3 antérieure, envisager une prophylaxie secondaire par des antihistaminiques oraux et/ou des corticoïdes topiques.
  • Autres toxicités (en dehors de l’hyperglycémie, de la diarrhée et des réactions cutanées) : grade 1, pas de modification de la dose, traiter et surveiller ; grade 2, interrompre jusqu’au grade 1 ou moins ; grade 3, interrompre jusqu’au grade 1 ou moins, puis reprendre à la même dose ou au niveau inférieur selon ce qui est cliniquement approprié ; grade 4, arrêter définitivement.

Avec des inhibiteurs du CYP3A4

  • Inhibiteurs puissants : à éviter. Si cela n’est pas possible, réduire la dose à 320 mg deux fois par jour (dose quotidienne totale de 640 mg).
  • Inhibiteurs modérés : réduire la dose à 320 mg deux fois par jour.
  • Après l’arrêt de l’inhibiteur : après 3 à 5 demi-vies de l’inhibiteur, reprendre la dose prise avant le début de l’inhibiteur.

Populations particulières

  • Sujets âgés : pas d’adaptation de la dose ; les données chez les patients de 75 ans ou plus sont limitées.
  • Insuffisance rénale : pas d’adaptation en cas d’insuffisance légère ou modérée ; déconseillé en cas d’insuffisance sévère, qui n’a pas été étudiée.
  • Insuffisance hépatique : pas d’adaptation en cas d’insuffisance légère. En cas d’insuffisance modérée, les données sont limitées ; à utiliser donc uniquement si le bénéfice l’emporte sur le risque, avec une surveillance étroite de la toxicité. Déconseillé en cas d’insuffisance sévère, qui n’a pas été étudiée.
  • Enfants et adolescents : la sécurité et l’efficacité de 0 à 18 ans n’ont pas été établies ; aucune donnée n’est disponible.

Dose oubliée ou vomie

  • Dose oubliée : elle peut être prise dans les 4 heures suivant l’heure habituelle. Au-delà de 4 heures, elle est sautée et la dose suivante est prise à l’heure habituelle. Il doit y avoir au moins 8 heures entre les prises.
  • Vomissements : ne pas prendre de dose supplémentaire ; prendre la dose suivante à l’heure habituelle.

Précautions particulières

Hyperglycémie et acidocétose diabétique

  • Non étudié : les patients atteints d’un diabète de type 1 préexistant, d’un diabète de type 2 nécessitant de l’insuline, ou ayant une HbA1c supérieure à 8,0 % (63,9 mmol/mol) ont été exclus de l’étude de phase III ; la sécurité et l’efficacité chez eux sont donc inconnues.
  • Risque : une hyperglycémie a été rapportée chez 38,1 % des patients ayant une HbA1c initiale de 6,5 % ou plus, contre 17,8 % de ceux ayant une valeur plus basse. Une hyperglycémie sévère avec acidocétose diabétique (ACD), y compris des cas d’issue fatale, est survenue ; l’ACD peut apparaître à tout moment du traitement et, dans certains cas, s’est développée en moins de 10 jours. Les patients diabétiques peuvent nécessiter un traitement antidiabétique intensifié et une surveillance étroite, et la consultation d’un diabétologue est recommandée.
  • Information du patient : avant le traitement, les patients sont informés que le capivasertib peut provoquer une hyperglycémie et de contacter immédiatement leur professionnel de santé s’ils ressentent une soif excessive, urinent plus souvent ou en plus grande quantité que d’habitude, ou ont un appétit accru avec perte de poids.
  • Reconnaître l’ACD : la déshydratation, la dénutrition, une chimiothérapie ou des corticoïdes concomitants et le sepsis augmentent le risque que l’hyperglycémie évolue vers une ACD. Il faut évoquer une ACD lorsque des symptômes non spécifiques apparaissent, tels que nausées, vomissements, douleur abdominale, difficulté à respirer, haleine à odeur fruitée, confusion, fatigue inhabituelle ou somnolence. En cas de suspicion d’ACD, interrompre immédiatement le capivasertib ; si elle est confirmée, arrêter définitivement.
  • Surveillance avant et pendant le traitement : la glycémie à jeun et l’HbA1c sont mesurées avant le début, et la glycémie est optimisée. Après le début, la glycémie à jeun est contrôlée aux semaines 1, 2, 4, 6 et 8, puis une fois par mois, idéalement avant la dose du jour 3 ou 4 de la semaine d’administration ; l’HbA1c est contrôlée tous les 3 mois. Les patients diabétiques effectuent une surveillance ou une autosurveillance plus fréquente, tous les jours pendant les 2 premières semaines puis aussi souvent que nécessaire, et ont un dosage supplémentaire de l’HbA1c à la semaine 4 s’ils ont un diabète, un prédiabète ou une hyperglycémie à l’inclusion.
  • Si une hyperglycémie apparaît : contrôler la glycémie à jeun au moins deux fois par semaine, les jours d’administration et les jours sans administration, jusqu’à son retour à la valeur initiale. Pendant le traitement antidiabétique, contrôler au moins chaque semaine pendant 2 mois, puis toutes les 2 semaines ou selon les indications cliniques. Les cétones sanguines (de préférence) et d’autres paramètres métaboliques sont surveillés lorsqu’une hyperglycémie survient. Des contrôles plus fréquents sont conseillés en cas de diabète, de prédiabète, de corticoïdes oraux pris régulièrement, d’infection ou d’autres facteurs de risque d’ACD. Des conseils sur le mode de vie, y compris l’avis d’un diététicien, sont recommandés.

Diarrhée

La diarrhée est survenue chez la plupart des patients. Ses conséquences peuvent inclure une déshydratation, une hypokaliémie et une atteinte rénale aiguë, et des arythmies cardiaques ont été rapportées, l’hypokaliémie étant un facteur de risque. Les patients doivent commencer un traitement antidiarrhéique dès le premier signe de diarrhée et boire davantage, et le volume liquidien normal ainsi que l’équilibre électrolytique doivent être maintenus.

Éruption cutanée et autres réactions cutanées

Des réactions cutanées, dont l’érythème polymorphe et la dermatite exfoliative généralisée, ont été rapportées. Les patients sont surveillés à la recherche de signes d’éruption cutanée ou de dermatite, et une consultation précoce avec un dermatologue est recommandée pour un diagnostic et une prise en charge précis.

Patients non étudiés

L’efficacité et la sécurité n’ont pas été étudiées en cas de maladie viscérale symptomatique. CAPItello-291 a exclu les patients atteints d’une maladie cardiaque significative, y compris avec un QTcF supérieur à 470 ms, présentant des facteurs qui augmentent le risque d’allongement du QTc, d’arythmie ou d’altération de la fonction cardiaque, atteints d’un diabète de type 1 ou d’un diabète de type 2 nécessitant de l’insuline, et ayant une HbA1c supérieure à 8,0 %. Il convient d’en tenir compte lors de la prescription chez ces patients.

Grossesse, allaitement et fertilité

  • Test de grossesse : chez les femmes en âge de procréer, un test de grossesse doit être réalisé et vérifié comme négatif avant le traitement, et une répétition des tests pendant le traitement doit être envisagée.
  • Contraception : une contraception efficace est nécessaire pendant le traitement et pendant au moins 4 semaines (femmes) ou 16 semaines (hommes) après la dernière dose.
  • Grossesse : déconseillé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer qui n’utilisent pas de contraception. Il n’existe pas de données chez la femme enceinte, et les études chez l’animal ont montré une toxicité sur la reproduction.
  • Allaitement : on ne sait pas si le capivasertib ou ses métabolites passent dans le lait maternel, mais une exposition a été confirmée chez des ratons allaités, de sorte qu’un risque pour l’enfant ne peut être exclu. L’allaitement doit être arrêté pendant le traitement.
  • Fertilité : il n’existe pas de données cliniques. Chez l’animal, aucun effet indésirable sur les organes reproducteurs femelles n’a été observé, mais la fertilité des rates n’a pas été étudiée ; le capivasertib a provoqué une toxicité testiculaire et peut altérer la fertilité chez l’homme.
  • Le RCP du fulvestrant doit être consulté pour les mêmes sujets.

Sodium

Les comprimés contiennent moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’ils sont essentiellement sans sodium.

Effet sur la conduite

Le capivasertib peut avoir une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, car de la fatigue, des sensations vertigineuses et des syncopes ont été rapportées.

Conditions de conservation

Les comprimés de Truqap ne nécessitent aucune condition particulière de conservation. Ils sont fournis en plaquettes aluminium/aluminium de 16 comprimés, en boîtes de 64 comprimés (4 plaquettes). Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

Durée de conservation

4 ans. Ne pas utiliser après la date de péremption indiquée sur l’emballage.

Conditions de délivrance en pharmacie

Sur prescription médicale uniquement (Rx), sous prescription médicale restreinte (Annexe II B) ; le traitement est instauré et supervisé par un médecin expérimenté dans l’utilisation des médicaments anticancéreux. Les comprimés de Truqap se prennent à domicile (utilisés en association avec le fulvestrant) ; ils sont donc fournis, sur ordonnance, au patient ou à la clinique qui le traite. Avant le traitement, le RCP exige un test démontrant une altération de PIK3CA, AKT1 ou PTEN et la mesure initiale de la glycémie à jeun et de l’HbA1c, la surveillance de la glycémie se poursuivant pendant le traitement.

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Avis important

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Source des informations

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DrugBank — Capivasertib (DB12218); EMA SmPC — Truqap

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