Amivantamab
Anticorps bispécifique EGFR–MET (anticorps monoclonal)
L'amivantamab est un anticorps bispécifique entièrement humain, à faible teneur en fucose (à base d'IgG1), qui se lie aux domaines extracellulaires du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) et du récepteur MET. Il bloque la liaison des ligands, favorise la dégradation des deux récepteurs à la surface des cellules tumorales et dirige des cellules immunitaires telles que les cellules tueuses naturelles et les macrophages contre la tumeur. Dans l'UE, il est autorisé chez l'adulte atteint d'un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé avec délétions de l'exon 19 ou substitutions L858R de l'exon 21 de l'EGFR (en première ligne avec le lazertinib, ou avec le carboplatine et le pémétrexed après échec d'un inhibiteur de la tyrosine kinase de l'EGFR) et avec insertions activatrices de l'exon 20 de l'EGFR (en première ligne avec le carboplatine et le pémétrexed, ou seul après un traitement à base de platine). Il est administré uniquement par un professionnel de santé, en perfusion intraveineuse ou en injection sous-cutanée, après prémédication. Les réactions liées à la perfusion ou à l'administration, l'éruption cutanée et la toxicité unguéale, la pneumopathie interstitielle diffuse et, avec le lazertinib, la thromboembolie veineuse sont les principaux problèmes de sécurité.
Disponible sous les noms de marque
Ce principe actif est commercialisé sous les noms de marque suivants, selon la région et le fabricant :
- Rybrevant ®
Les noms de marque sont des marques déposées de leurs propriétaires respectifs. Pharmalogistic ne représente, ne fabrique ni ne distribue les produits de marque énumérés ci-dessus.
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Questions fréquentes
Amivantamab : à quoi sert ce médicament ?
L'amivantamab est un anticorps bispécifique entièrement humain, à faible teneur en fucose (à base d'IgG1), qui se lie aux domaines extracellulaires du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) et du récepteur MET.
Amivantamab : faut-il une ordonnance ?
Oui. Amivantamab est un médicament soumis à prescription médicale. Une ordonnance valide d'un médecin agréé est requise, et les règles de prescription du pays de destination sont vérifiées avant toute expédition.
Amivantamab : quelles sont les conditions de conservation ?
Conserver Amivantamab à 2–8 °C ; ne pas congeler ; protéger de la lumière, dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière et hors de la portée des enfants. Après première utilisation : Solution diluée pour perfusion : 10 heures à 15–25 °C à la lumière ambiante. Seringue préparée pour l'injection : jusqu'à 24 heures à 2–8 °C, puis jusqu'à 24 heures à 15–30 °C. À utiliser immédiatement, sauf si la méthode de préparation exclut le risque de contamination microbienne..
Amivantamab : une expédition réfrigérée (chaîne du froid) est-elle nécessaire ?
Oui. Amivantamab doit rester à 2–8 °C ; ne pas congeler ; protéger de la lumière ; l'expédition se fait donc dans un emballage isotherme avec des éléments réfrigérants dimensionnés pour la durée totale du transit, afin que la chaîne du froid reste ininterrompue de l'expédition à la livraison.
Amivantamab : sous quels noms de marque ce principe actif est-il commercialisé ?
On trouve Amivantamab sous les noms de marque Rybrevant, selon le pays et le fabricant. Les noms de marque sont des marques de leurs propriétaires respectifs ; Pharmalogistic ne représente ni ne distribue les produits de marque.
Amivantamab : quels dosages sont disponibles ?
Amivantamab est disponible dans les dosages suivants : 350 mg/7 ml solution à diluer pour perfusion (50 mg/ml), 1 600 mg/10 ml solution injectable (160 mg/ml), 2 240 mg/14 ml solution injectable (160 mg/ml), 2 400 mg/15 ml solution injectable (160 mg/ml), 3 520 mg/22 ml solution injectable (160 mg/ml). Le dosage approprié et le schéma posologique sont déterminés par le médecin traitant.
Amivantamab : quelle est sa durée de conservation ?
La durée de conservation de Amivantamab est de Flacons non ouverts : 3 ans (solution à diluer pour perfusion) ; 2 ans (solution injectable) lorsque les conditions de conservation recommandées sont respectées. Ne pas utiliser après la date de péremption indiquée sur l'emballage.
Informations médicales et recommandations
Pharmacologie, indications et profil de sécurité de ce principe actif
Action pharmacologique
L’amivantamab est un anticorps bispécifique entièrement humain, à faible teneur en fucose, de classe IgG1, produit dans des cellules ovariennes de hamster chinois par la technologie de l’ADN recombinant. Il est dirigé contre le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) et le récepteur MET et cible les tumeurs porteuses de mutations activatrices de l’EGFR : délétions de l’exon 19, substitution L858R de l’exon 21 et insertions de l’exon 20. Il agit sur les domaines extracellulaires des deux récepteurs et non à l’intérieur de la cellule.
Mécanisme d’action
- Liaison double aux récepteurs : l’amivantamab se lie aux domaines extracellulaires de l’EGFR et de MET et bloque la liaison de leurs ligands, interrompant la signalisation qui favorise la croissance et la survie de la tumeur. La liaison à MET empêche le facteur de croissance des hépatocytes d’interagir avec le récepteur.
- Dégradation des récepteurs : il renforce également la dégradation de l’EGFR et de MET, de sorte qu’il reste moins de ces récepteurs à la surface des cellules tumorales.
- Recrutement des cellules immunitaires : comme l’EGFR et MET sont présents à la surface des cellules tumorales, l’anticorps lié les marque en vue de leur destruction par des cellules effectrices immunitaires : les cellules tueuses naturelles par cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps, et les macrophages par trogocytose. Sa région Fc contient environ 90 % de fucose en moins qu’un anticorps normal, ce qui renforce la liaison au récepteur Fc présent sur ces cellules.
- Effet sur les récepteurs circulants : après la première dose sous-cutanée complète, les concentrations sériques moyennes d’EGFR et de MET ont diminué de façon substantielle et sont restées supprimées pendant toute la durée du traitement, quelle que soit la dose étudiée.
- Albumine sérique : la concentration d’albumine diminue, un effet pharmacodynamique de l’inhibition de MET, généralement au cours des 8 premières semaines, puis se stabilise pendant le reste du traitement.
- Hyaluronidase dans l’injection : la formulation sous-cutanée contient de la hyaluronidase humaine recombinante (rHuPH20), qui agit localement et de façon seulement transitoire pour dégrader le hyaluronane du tissu situé sous la peau.
Pharmacocinétique
- Absorption (voie sous-cutanée) : la biodisponibilité moyenne est d’environ 67 %, avec un délai médian d’obtention de la concentration maximale de 3 jours. L’état d’équilibre est atteint vers la semaine 13. Avec le schéma toutes les 2 semaines, la concentration résiduelle la plus élevée (après la quatrième dose hebdomadaire) était de 335 µg/ml, contre 293 µg/ml après administration intraveineuse, et la concentration résiduelle à l’état d’équilibre était de 206 µg/ml ; cette comparaison a étayé le passage de l’administration intraveineuse à l’administration sous-cutanée. Avec le schéma toutes les 3 semaines, les concentrations résiduelles correspondantes étaient de 438 µg/ml (après la troisième dose hebdomadaire) et de 208 µg/ml (état d’équilibre) ; avec le schéma toutes les 4 semaines, elles étaient de 350 µg/ml (après la quatrième dose hebdomadaire) et de 131 µg/ml.
- Distribution : le volume de distribution est d’environ 5 l (moyenne de 5,13 l), comme attendu pour un anticorps de grande taille qui reste principalement dans la circulation.
- Métabolisme : comme les autres anticorps, l’amivantamab devrait être dégradé en petits peptides et en acides aminés. L’excrétion rénale et le métabolisme par les enzymes hépatiques de l’anticorps intact ne sont probablement pas des voies d’élimination majeures.
- Élimination : la clairance est d’environ 360 ml/jour et la demi-vie terminale d’environ 11 jours (valeurs rapportées pour l’administration intraveineuse).
- Populations particulières : les analyses de population n’ont montré aucun besoin d’ajuster la dose chez les patients âgés, en cas d’insuffisance rénale légère ou modérée ou en cas d’insuffisance hépatique légère. Aucune étude formelle n’a été menée en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, et l’insuffisance rénale sévère ainsi que l’insuffisance hépatique modérée ou sévère n’ont pas été étudiées.
Indications
Rybrevant (la formulation intraveineuse comme la formulation sous-cutanée) est indiqué chez l’adulte atteint d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé :
- Première ligne, délétions de l’exon 19 ou mutations par substitution L858R de l’exon 21 de l’EGFR : en association avec le lazertinib.
- Délétions de l’exon 19 ou mutations par substitution L858R de l’exon 21 de l’EGFR après échec d’un traitement antérieur comprenant un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) de l’EGFR : en association avec le carboplatine et le pémétrexed.
- Première ligne, mutations par insertion activatrices de l’exon 20 de l’EGFR : en association avec le carboplatine et le pémétrexed.
- Mutations par insertion activatrices de l’exon 20 de l’EGFR après échec d’un traitement à base de platine : en monothérapie.
Le statut mutationnel de l’EGFR doit être établi à l’aide d’un test validé avant le début du traitement.
Contre-indications
- Hypersensibilité à l’amivantamab ou à l’un des excipients.
Effets indésirables
L’éruption cutanée, la toxicité unguéale et les réactions liées à la perfusion sont les effets indésirables les plus fréquents. Chez 380 patients ayant reçu l’amivantamab intraveineux en monothérapie après une chimiothérapie à base de platine, les réactions les plus fréquentes ont été l’éruption cutanée (76 %), les réactions liées à la perfusion (67 %), la toxicité unguéale (47 %), l’hypoalbuminémie (31 %), l’œdème (26 %), la fatigue (26 %), la stomatite (24 %), les nausées (23 %) et la constipation (23 %). Les réactions graves ont compris la pneumopathie interstitielle diffuse (1,3 %), les réactions liées à la perfusion (1,1 %) et l’éruption cutanée (1,1 %). Trois pour cent des patients ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables, le plus souvent des réactions liées à la perfusion (1,1 %), une pneumopathie interstitielle diffuse (0,5 %) et une toxicité unguéale (0,5 %). Les groupes de fréquence ci-dessous sont ceux de cet ensemble de données en monothérapie.
Très fréquents (≥1/10) : hypoalbuminémie, diminution de l’appétit, hypocalcémie, sensations vertigineuses, diarrhée, stomatite, nausées, constipation, vomissements, augmentation de l’alanine aminotransférase, augmentation de l’aspartate aminotransférase, augmentation de la phosphatase alcaline sanguine, éruption cutanée, toxicité unguéale, sécheresse cutanée, prurit, myalgie, œdème, fatigue, fièvre, réaction liée à la perfusion (tous grades 67 % ; grade 3 ou 4 chez 2 %).
Fréquents (≥1/100 à <1/10) : hypokaliémie, hypomagnésémie, troubles visuels, croissance des cils, autres affections oculaires, pneumopathie interstitielle diffuse, douleur abdominale, hémorroïdes.
Peu fréquents (≥1/1 000 à <1/100) : kératite, uvéite, nécrolyse épidermique toxique.
Avec le lazertinib (752 patients ayant reçu la formulation intraveineuse ou sous-cutanée) : les réactions les plus fréquentes (≥20 %) ont été l’éruption cutanée (87 %), la toxicité unguéale (67 %), l’hypoalbuminémie (48 %), l’hépatotoxicité (43 %), la stomatite (43 %), l’œdème (42 %), la fatigue (35 %), la paresthésie (29 %), la constipation (26 %), la diarrhée (26 %), la sécheresse cutanée (25 %), la diminution de l’appétit (24 %), les nausées (24 %) et le prurit (23 %). Parmi les patients ayant reçu la formulation sous-cutanée avec le lazertinib, 14 % ont présenté des réactions graves, dont une pneumopathie interstitielle diffuse (4,2 %), une thromboembolie veineuse (2,7 %), une hépatotoxicité (2,1 %) et de la fatigue (1,5 %), et 7 % ont arrêté le traitement, le plus souvent en raison d’une pneumopathie interstitielle diffuse (3,6 %) et d’une éruption cutanée (1,5 %). Des réactions liées à l’administration sont survenues chez 14 % des patients sous formulation sous-cutanée contre 63 % sous formulation intraveineuse, et des événements thromboemboliques veineux chez 11 % contre 37 %.
Avec le carboplatine et le pémétrexed : le RCP fournit les données de sécurité de ces associations à la rubrique 4.8 ; les effets indésirables des deux médicaments de chimiothérapie sont énumérés dans leurs propres RCP.
Les réactions graves à surveiller sont les réactions liées à la perfusion ou à l’administration, la pneumopathie interstitielle diffuse ou la pneumonite (cas fatals rapportés), la thromboembolie veineuse avec le lazertinib (cas fatals rapportés avec la formulation intraveineuse), les réactions cutanées sévères dont la nécrolyse épidermique toxique, et les affections oculaires telles que la kératite et l’uvéite.
Interactions médicamenteuses
Aucune étude d’interaction médicamenteuse n’a été réalisée. En tant qu’anticorps IgG1, l’amivantamab n’est probablement pas éliminé principalement par excrétion rénale ou par les enzymes hépatiques ; les variations des enzymes métabolisant les médicaments ne devraient donc pas affecter son élimination. En raison de sa forte affinité pour un épitope unique de l’EGFR et de MET, il ne devrait pas modifier les enzymes métabolisant les médicaments.
- Vaccins : il n’existe pas de données cliniques sur l’efficacité et la sécurité de la vaccination pendant le traitement. Les vaccins vivants ou vivants atténués doivent être évités tant qu’un patient reçoit l’amivantamab.
- Lazertinib : les jours où les deux sont administrés, l’amivantamab est administré à tout moment après le lazertinib. Une anticoagulation prophylactique est nécessaire avec cette association (voir Précautions particulières) ; les antagonistes de la vitamine K ne sont pas recommandés dans ce cas.
- Carboplatine et pémétrexed : l’amivantamab est administré après eux, dans l’ordre pémétrexed, carboplatine, puis amivantamab.
- Prémédication : un antihistaminique, un antipyrétique et, à la première dose, un glucocorticoïde sont administrés pour réduire les réactions liées à la perfusion et à l’administration (voir Administration et posologie).
Administration et posologie
Le traitement est instauré et surveillé par un médecin expérimenté dans l’utilisation des médicaments anticancéreux. Avant la première dose, le statut mutationnel de l’EGFR doit être établi dans le tissu tumoral ou le plasma à l’aide d’un test validé ; si un test plasmatique ne détecte aucune mutation, le tissu tumoral doit être testé lorsqu’il est disponible en quantité suffisante, car les tests plasmatiques peuvent donner des faux négatifs. Il n’est pas nécessaire de répéter le test une fois le statut connu. Rybrevant est administré par un professionnel de santé ayant accès à un soutien médical approprié en cas de réactions liées à la perfusion (formulation intraveineuse) ou de réactions liées à l’administration (formulation sous-cutanée). La dose dépend de la formulation, du schéma et du poids corporel à l’inclusion (moins de 80 kg, ou 80 kg ou plus) ; elle n’est pas modifiée lorsque le poids change par la suite. Le traitement est poursuivi jusqu’à la progression de la maladie ou l’apparition d’une toxicité inacceptable.
Formulation sous-cutanée
La solution injectable de Rybrevant (160 mg/ml) est réservée à la voie sous-cutanée et ne doit pas être administrée par voie intraveineuse.
- Avec le lazertinib ou seul, toutes les 4 semaines : moins de 80 kg : 1 600 mg par semaine pendant 4 doses (semaines 1–4), puis 3 520 mg toutes les 4 semaines à partir de la semaine 5. 80 kg ou plus : 2 240 mg par semaine pendant 4 doses, puis 4 640 mg toutes les 4 semaines à partir de la semaine 5.
- Avec le lazertinib ou seul, toutes les 2 semaines : moins de 80 kg : 1 600 mg par semaine pendant 4 doses, puis 1 600 mg toutes les 2 semaines à partir de la semaine 5. 80 kg ou plus : 2 240 mg par semaine pendant 4 doses, puis 2 240 mg toutes les 2 semaines à partir de la semaine 5.
- Avec le carboplatine et le pémétrexed, toutes les 3 semaines : moins de 80 kg : 1 600 mg à la semaine 1, jour 1, puis 2 400 mg par semaine pendant 3 doses (semaines 2–4) et 2 400 mg toutes les 3 semaines à partir de la semaine 7. 80 kg ou plus : 2 240 mg à la semaine 1, jour 1, puis 3 360 mg par semaine pendant 3 doses (semaines 2–4) et 3 360 mg toutes les 3 semaines à partir de la semaine 7.
- Ordre d’administration : avec le lazertinib le même jour, l’amivantamab est administré à tout moment après le lazertinib. Avec le carboplatine et le pémétrexed, l’ordre est pémétrexed, carboplatine, puis amivantamab.
- Changement : un patient sous formulation intraveineuse peut passer à la formulation sous-cutanée à partir de la prochaine dose prévue, et un patient suivant le schéma sous-cutané toutes les 2 semaines peut passer à un schéma toutes les 4 semaines à partir de la prochaine dose prévue.
- Injection : le volume requis est injecté dans le tissu sous-cutané de l’abdomen en 5 minutes environ ; les autres sites corporels n’ont pas été étudiés. L’administration est interrompue ou ralentie si le patient ressent une douleur et, si cela ne la soulage pas, le reste de la dose peut être administré à un second site du côté opposé de l’abdomen. Les sites d’injection font l’objet d’une rotation. Les injections évitent les tatouages, les cicatrices, la peau rouge, ecchymotique, sensible, dure ou non intacte, ainsi que la zone située à moins de 5 cm du nombril.
Formulation intraveineuse
- Avec le carboplatine et le pémétrexed, toutes les 3 semaines : moins de 80 kg : 1 400 mg par semaine pendant 4 doses (semaines 1–4 ; 4 flacons de 350 mg/7 ml), puis 1 750 mg toutes les 3 semaines à partir de la semaine 7 (5 flacons). 80 kg ou plus : 1 750 mg par semaine pendant 4 doses (5 flacons), puis 2 100 mg toutes les 3 semaines à partir de la semaine 7 (6 flacons).
- Seul ou avec le lazertinib, toutes les 2 semaines : moins de 80 kg : 1 050 mg par semaine pendant 4 doses (semaines 1–4 ; 3 flacons), puis 1 050 mg toutes les 2 semaines à partir de la semaine 5. 80 kg ou plus : 1 400 mg par semaine pendant 4 doses (4 flacons), puis 1 400 mg toutes les 2 semaines à partir de la semaine 5.
- Première dose fractionnée : à la semaine 1, la dose est divisée, 350 mg au jour 1 et le reste au jour 2. Les semaines 2 à 4 correspondent à des perfusions uniques au jour 1.
- Préparation et perfusion : la solution à diluer est diluée avec une solution de glucose à 5 % ou une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) et administrée en perfusion intraveineuse à travers un filtre en ligne, chaque dose dans une poche de 250 ml. Les premières perfusions débutent lentement (25–50 ml/h à la semaine 1, augmenté après 2 heures en l’absence de réaction) et le débit est augmenté par paliers au cours des semaines suivantes jusqu’à un maximum de 125 ml/h, selon les tableaux de débit de perfusion du RCP. Comme les réactions sont fréquentes à la première dose, les perfusions des semaines 1 et 2 sont administrées par une veine périphérique ; une voie centrale peut être utilisée ensuite. La première dose doit être préparée le plus près possible de l’administration, afin que la perfusion puisse encore être menée à terme si une réaction survient.
- Ordre d’administration : comme pour la formulation sous-cutanée.
Prémédication et médicaments de soutien
La prémédication réduit le risque de réactions liées à la perfusion et à l’administration. Des antiémétiques sont administrés selon les besoins.
- Chaque dose : un antihistaminique (diphénhydramine 25–50 mg ou équivalent) et un antipyrétique (paracétamol 650–1 000 mg ou équivalent), chacun administré par voie intraveineuse 15–30 minutes ou par voie orale 30–60 minutes avant l’amivantamab.
- Première dose, formulation sous-cutanée : également un glucocorticoïde, la dexaméthasone 20 mg ou équivalent, par voie intraveineuse 45–60 minutes avant ou par voie orale au moins 60 minutes avant. Aux doses suivantes, la dexaméthasone 10 mg ou équivalent est facultative (par voie intraveineuse 45–60 minutes avant, par voie orale 60–90 minutes avant).
- Premières perfusions, formulation intraveineuse : dexaméthasone 8 mg par voie orale deux fois par jour pendant chacun des deux jours précédant la première perfusion. À la semaine 1, jour 1, dexaméthasone 8 mg par voie orale une heure avant la perfusion, plus dexaméthasone 20 mg ou équivalent par voie intraveineuse 60–120 minutes avant. À la semaine 1, jour 2, dexaméthasone 10 mg ou équivalent par voie intraveineuse 45–60 minutes avant ; ceci est facultatif aux doses suivantes.
- Après une réaction ou une longue interruption : le glucocorticoïde (dexaméthasone 20 mg ou équivalent) est de nouveau administré à la dose suivante après toute réaction liée à la perfusion ou à l’administration, et est repris après des interruptions de dose prolongées.
Modifications de dose
- Règle générale : l’administration est interrompue en cas d’effets indésirables de grade 3 ou 4 jusqu’à leur résolution au grade 1 ou inférieur (ou à l’état initial). Après une interruption de 7 jours ou moins, le traitement reprend à la dose actuelle ; après une interruption plus longue, il reprend à une dose réduite. Avec le lazertinib, le RCP du lazertinib régit ses propres modifications de dose.
- Paliers de réduction, voie sous-cutanée (dose à laquelle la réaction est survenue, puis dose après la première et la deuxième interruption ; le traitement est arrêté après une troisième) : 1 600 mg, 1 050 mg, 700 mg ; 2 240 mg, 1 600 mg, 1 050 mg ; 2 400 mg, 1 600 mg, 1 050 mg ; 3 360 mg, 2 240 mg, 1 600 mg ; 3 520 mg, 2 400 mg, 1 600 mg ; 4 640 mg, 3 360 mg, 2 240 mg.
- Paliers de réduction, voie intraveineuse (même schéma) : 1 050 mg, 700 mg, 350 mg ; 1 400 mg, 1 050 mg, 700 mg ; 1 750 mg, 1 400 mg, 1 050 mg ; 2 100 mg, 1 750 mg, 1 400 mg.
- Réactions liées à la perfusion ou à l’administration : interrompre au premier signe et administrer des médicaments de soutien (glucocorticoïde supplémentaire, antihistaminique, antipyrétique, antiémétique) selon l’indication clinique. Pour les grades 1–3, reprendre dès la résolution des symptômes ; une perfusion intraveineuse reprend à 50 % du débit précédent, qui peut être augmenté de nouveau en l’absence d’autres symptômes. En cas de réaction récurrente de grade 3 ou de réaction de grade 4 (menaçant le pronostic vital), arrêter définitivement.
- Thromboembolie veineuse avec le lazertinib : en cas d’événement avec instabilité clinique (par exemple insuffisance respiratoire ou dysfonction cardiaque), suspendre les deux médicaments jusqu’à la stabilisation du patient, puis reprendre les deux à la même dose. Si un événement récidive malgré une anticoagulation appropriée, arrêter l’amivantamab ; le lazertinib peut être poursuivi à la même dose.
- Réactions cutanées et unguéales : pour les grades 1–2, assurer des soins de soutien et envisager une réduction de dose en cas d’éruption de grade 2 persistante qui ne s’est pas améliorée après 2 semaines. Pour le grade 3, assurer des soins de soutien, envisager d’interrompre le traitement jusqu’à amélioration et reprendre à une dose réduite lorsque la réaction est de grade 2 ou inférieur. Pour le grade 4, arrêter définitivement.
- Pneumopathie interstitielle diffuse : suspendre en cas de suspicion ; arrêter définitivement en cas de confirmation.
Populations particulières
- Sujets âgés : aucun ajustement de la dose.
- Insuffisance rénale : aucun ajustement en cas d’insuffisance légère ou modérée. L’insuffisance sévère n’a pas été étudiée ; il convient donc d’être prudent et de surveiller les effets indésirables.
- Insuffisance hépatique : aucun ajustement en cas d’insuffisance légère. L’insuffisance modérée et sévère n’a pas été étudiée ; il convient donc d’être prudent et de surveiller les effets indésirables.
- Enfants et adolescents : il n’existe pas d’utilisation justifiée de l’amivantamab dans le traitement du CBNPC chez l’enfant.
Dose oubliée
- Voie sous-cutanée, toutes les 4 ou toutes les 2 semaines : une dose oubliée pendant les semaines 1–4 est administrée dans les 24 heures ; une dose oubliée à partir de la semaine 5 est administrée dans les 7 jours.
- Voie sous-cutanée, toutes les 3 semaines : une dose oubliée pendant les semaines 1–3 est administrée dans les 24 heures ; une dose oubliée à partir de la semaine 4 est administrée dans les 7 jours.
- Si une dose sous-cutanée n’est pas administrée dans ces délais, elle est omise et la dose suivante suit le schéma habituel.
- Voie intraveineuse : une dose oubliée est administrée dès que possible, et le schéma est ajusté afin de conserver l’intervalle de traitement.
Précautions particulières
Traçabilité
Afin de garantir la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Réactions liées à la perfusion et à l’administration
Les réactions pendant ou après la perfusion (formulation intraveineuse) ou l’injection (formulation sous-cutanée) sont très fréquentes. Des réactions liées à la perfusion sont survenues chez 67 % des patients ayant reçu l’amivantamab intraveineux en monothérapie. Avec le lazertinib, des réactions liées à l’administration sont survenues chez 63 % des patients sous formulation intraveineuse et 14 % sous formulation sous-cutanée. Elles sont fréquentes à la première dose, c’est pourquoi la dose de la première semaine est fractionnée sur deux jours et les premières perfusions passent par une veine périphérique. Un antihistaminique, un antipyrétique et, à la première dose, un glucocorticoïde sont administrés au préalable, et le traitement n’est administré que là où un soutien médical approprié est disponible. Au premier signe d’une réaction, quelle qu’en soit la gravité, la perfusion ou l’injection est arrêtée, des médicaments de soutien sont administrés, et elle est reprise une fois les symptômes résolus. L’amivantamab est arrêté définitivement en cas de réaction menaçant le pronostic vital (grade 4) ou de réaction récurrente de grade 3.
Pneumopathie interstitielle diffuse
Des pneumopathies interstitielles diffuses (PID) ou des réactions de type PID, telles que la pneumonite, ont été rapportées, y compris des événements fatals. Les patients sont surveillés pour détecter des symptômes tels que dyspnée, toux et fièvre. Si des symptômes apparaissent, le traitement est interrompu pendant leur exploration, et il est arrêté définitivement si une PID est confirmée.
Thromboembolie veineuse avec le lazertinib
Des événements thromboemboliques veineux, dont la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire, sont survenus chez des patients ayant reçu l’amivantamab avec le lazertinib ; des événements fatals ont été observés avec la formulation intraveineuse. Une anticoagulation préventive (prophylactique) est administrée dès le début du traitement, soit un anticoagulant oral direct, soit une héparine de bas poids moléculaire. Les antagonistes de la vitamine K ne sont pas recommandés. Les patients sont surveillés pour détecter des signes et symptômes de thromboembolie veineuse, et les événements sont traités par anticoagulation selon l’indication clinique.
Réactions cutanées et unguéales
Une éruption cutanée (y compris une dermatite acnéiforme), un prurit, une sécheresse cutanée et des ulcères cutanés surviennent. Une approche préventive est recommandée : antibiotiques oraux et topiques, une crème hydratante non comédogène sur le visage et le corps (sauf le cuir chevelu) et une solution de chlorhexidine pour se laver les mains et les pieds. Les patients doivent limiter leur exposition au soleil pendant le traitement et pendant 2 mois après ; des vêtements protecteurs et un écran solaire à large spectre UVA/UVB sont conseillés. La nécrolyse épidermique toxique est peu fréquente.
Affections oculaires
La kératite, l’uvéite, les troubles visuels et d’autres affections oculaires figurent parmi les effets indésirables répertoriés. Les patients doivent signaler rapidement tout symptôme oculaire nouveau ou qui s’aggrave.
Grossesse, allaitement et fertilité
- Contraception : les femmes susceptibles de débuter une grossesse doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant les 3 mois suivant la dernière dose.
- Grossesse : il n’existe pas de données chez l’être humain ni d’études de reproduction chez l’animal. D’après son mécanisme et les observations faites chez l’animal avec d’autres inhibiteurs de l’EGFR et de MET, l’amivantamab pourrait être nocif pour le fœtus. Il ne doit pas être administré pendant la grossesse sauf si le bénéfice pour la femme l’emporte sur le risque pour le fœtus.
- Allaitement : on ignore si l’amivantamab passe dans le lait maternel. Les IgG humaines sont présentes dans le lait au cours des premiers jours suivant la naissance ; un risque pour le nourrisson ne peut donc pas être exclu pendant cette courte période. Une décision est prise d’interrompre l’allaitement ou d’interrompre ou d’éviter le traitement.
- Fertilité : il n’existe pas de données chez l’être humain, et les effets sur la fertilité masculine et féminine n’ont pas été évalués chez l’animal.
Excipients
Chaque ml contient 0,6 mg de polysorbate 80.
Effet sur la conduite
Rybrevant peut avoir une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, par exemple en raison de sensations vertigineuses, de fatigue ou de troubles visuels. Les patients présentant des symptômes liés au traitement qui affectent la concentration et la réaction, y compris ceux liés à la vision, ne doivent pas conduire ni utiliser de machines tant que l’effet ne s’est pas atténué.
Conditions de conservation
Conserver les flacons au réfrigérateur à 2–8 °C, dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière. Ne pas congeler. Maintenir la chaîne du froid ininterrompue pendant le transport et le stockage jusqu’au moment de la préparation. Une fois la solution pour perfusion diluée, ou l’injection prélevée dans une seringue, les limites d’utilisation indiquées sous Durée de conservation s’appliquent.
Durée de conservation
- Flacons non ouverts : 3 ans (solution à diluer pour perfusion de 350 mg/7 ml) ; 2 ans (solution injectable).
- Après dilution (perfusion) : la stabilité chimique et physique en cours d’utilisation a été démontrée pendant 10 heures à 15–25 °C à la lumière ambiante.
- Seringue préparée (injection) : jusqu’à 24 heures à 2–8 °C, puis jusqu’à 24 heures à 15–30 °C.
- D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement, sauf si la méthode de dilution ou de préparation exclut le risque de contamination microbienne ; sinon, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.
Conditions de délivrance en pharmacie
Sur ordonnance uniquement (Rx), sous prescription médicale restreinte (annexe II B) : le traitement est instauré et surveillé par un médecin expérimenté dans l’utilisation des médicaments anticancéreux. Rybrevant est administré par un professionnel de santé, en perfusion intraveineuse ou en injection sous-cutanée, avec un soutien médical à disposition en cas de réactions ; il est donc fourni à l’hôpital ou à la clinique qui l’administre, dans des conditions de chaîne du froid (2–8 °C, sans congélation, à l’abri de la lumière).
Médicaments apparentés
Autres principes actifs de la même aire thérapeutique ou de la même classe pharmacologique.
Abémaciclib
Inhibiteur de CDK4/6 (inhibiteur de protéine kinase)
Abiratérone
Inhibiteur de CYP17 (inhibiteur de la biosynthèse des androgènes)
Acalabrutinib
Inhibiteur de la BTK (inhibiteur de protéine kinase)
Acide folinique
Folate réduit (détoxifiant pour traitement antinéoplasique)
Acide ibandronique
Bisphosphonate (inhibiteur de la résorption osseuse)
Acide lévofolinique
Folate réduit (isomère actif de l'acide folinique)
Avis important
Les informations fournies sur ce site Web ont uniquement un caractère informatif et éducatif général et ne constituent ni un avis médical, ni un diagnostic, ni une recommandation thérapeutique. Ces informations ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié. Demandez toujours l'avis de votre médecin, pharmacien ou autre professionnel de santé qualifié pour toute question concernant un état médical ou un médicament. Ne négligez jamais un avis médical professionnel et ne tardez pas à en solliciter un en raison d'informations lues sur ce site. La disponibilité des produits, les indications autorisées et les informations de prescription peuvent varier selon le pays. De nombreux médicaments répertoriés sont soumis à prescription ; lorsqu'une ordonnance est requise, elle doit être valable dans le pays de destination, et les produits doivent être utilisés sous surveillance médicale. Nous n'approvisionnons, n'expédions ni ne référençons aucune substance soumise à la loi autrichienne sur les stupéfiants (Suchtmittelgesetz, SMG) ou à toute réglementation internationale équivalente.
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Source des informations
Ces informations produit sont fondées sur :
DrugBank — Amivantamab (DB16695); EMA SmPC — RybrevantDernière révision :
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